Les origines du rallycross

En 1967, une  épreuve de rallye anglaise du RAC Rallye, fut annulée à cause d’une épidémie de fièvre aphteuse: les forces de polices étaient mobilisées pour lutter contre cette épidémie, et n’étaient alors pas disponibles pour y accompagner la logistique du rallye.

Afin de ne pas annuler le rallye, une piste de fortune fut tracée avec de simples bottes de pailles sur le circuit de Lydden Hill, une piste initialement conçue en macadam, à laquelle des tronçons de terre avaient été ajoutés pour la circonstance. Cette décision fut aussi un moyen, pour l’organisateur, de ne pas devoir annuler un contrat de retransmission du rallye avec la BBC.

Notons que cette version assez poétique est très controversée…

Plutôt habitués aux départs isolés des rallyes, les organisateurs décidèrent d’innover, et de faire concourir quatre voitures ensemble, sur la même ligne de départ, pour trois tours de piste.

Le modèle plut, car l’année suivante, une réglementation voyait le jour en Angleterre,  et le rallycross commença son expansion dans les pays du nord de l’Europe… pour atteindre la France avec le premier rallycross français à Lohéac, le 5 septembre 1976. Et l’engouement fut immédiat, avec la mise en oeuvre d’un Championnat de France en 1977 !

La discipline progresse, puisque la décision a été prise, dès 2014, d’organiser un Championnat du Monde de rallycross pour la première fois de son histoire.

Les différentes catégories de véhicules

Supercars : Voitures Esprit « WRC », 500cv et plus, 4 roues motrices, bride de 40 mm avec un poids minimum de 1120 kg ou bride de 45 mm pour un poids de 1200 kg minimum.
Super1600 : Voitures Esprit « Super 1600 », 220 cv et plus, 2 roues motrices, le poids conforme à la réglementation FIA, soit au minimum 950 kg avec le pilote à bord.
Division 3 : Voitures « Esprit Glace », autour de 400cv, 4 roues motrices ou propulsion, châssis tubulaire
Division 4 : Voitures 2 roues motrices, F2000 de 2 litres de cylindrée
Coupe Twingo R1 : Voitures 2 roues motrices, moteur Renault K4 M, 16 soupapes, 1598 cm3 de 133 cv pour un poids de 1050 kg avec le pilote à bord.

 

Réglementation et déroulement des épreuves

Une étape de championnat se déroule sur deux jours.
Une première manche qualificative a lieu le premier jour, regroupant les pilotes ayant obtenu un classement impair aux essais chronométrés, pour 5 tours de piste.
Puis c’est le tour des classés pairs de courir cette manche qualificative.
Cette stratégie permet de mieux brasser les niveaux afin d’éviter les grosses confrontations le premier jour.

Des points sont attribués à l’arrivée de cette première manche qualificative, puis le second jour au matin, la seconde manche qualificative a lieu selon la même méthode de brassage.

L’addition des points collectés lors de deux manches qualificatives permet de constituer la grille de départ de la troisième et dernière manche qualificative, qui a lieu en début d’après-midi du second jour.

Pour finir, les grilles de départ des manches finales (A, B et C par ordre décroissant de classement) sont déterminées à partir des deux meilleurs résultats de chacun aux manches qualificatives.

Cette méthode et ce déroulement sont communs aux 5 divisions de rallycross.

L’intérêt spectaculaire des compétitions de rallycross est directement lié au fait que lors d’un week-end de compétition, une centaine de départs sont donnés.

Cela explique que la grille de départ soit hors de la boucle de la piste, afin que dès que les compétiteurs d’une manche ont démarré, la grille se prépare pour la manche suivante.